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 Jane McMullan • Only when I stop to think about it

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Jane McMullan

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•• MESSAGES : 47



MessageSujet: Jane McMullan • Only when I stop to think about it   Jeu 16 Sep - 10:23

HUMAIN DU 21ème siècle

Jane McMullan








  • Nom : Woodall-McMullan
  • Prénoms : Jane Amy Sage
  • Date de naissance : 29 Février 1988
  • Lieu de naissance : Vancouver, BC, Canada
  • Situation familiale : Célibataire
  • Orientation sexuelle : Bisexuelle
  • Pouvoir : Aucun, mais diagnostiquée comme personnalité borderline



  • Caractère :
    Paradoxale, instable, sombre et désabusée. Une rêveuse brisée, une enfant abandonnée. Orpheline des sentiments ordinaires, Jane ne fait jamais dans la demi-mesure. Elle est extrême, comme le sont les grandes héroïnes tragiques, comme le sont les divas insupportable. Son art à elle, son oeuvre, sa pièce maîtresse, c'est sa folie, c'est cette noirceur qui se dégage de chacun de ses pores. Comme l'eau putride qui suinte des murs de l'enfer, elle retrouve cette mélasse qui jamais ne tarit. Jane ne souffre aucun répit, pas plus que sa conscience et son sens aigu du mal être. Elle sait que quelque chose cloche mais elle ne fait rien pour que cela change. Jane aime, mais le plus souvent Jane déteste. Elle a peur des gens, du noir, de la foule, du bruit. Elle a peur des sentiments, peur de l'abandon, peur du vide et du néant. Elle aime le chaos, elle déteste tellement de chose qu'il est impossible d'en dresser une liste même non-exhaustive. Jane ne peut pas vivre sans la demi-douzaine de cachets qu'elle avale quotidiennement. Malgré sa petite taille elle résiste beaucoup mieux qu'on ne pourrait le penser. Elle est toxique, nocive, elle pourrit tout ce qu'elle touche et s'en vante ouvertement. Jane s'attache vite et mal, elle se défait dans la rancoeur et la douleur. Jane aime se faire du mal, aime détruire les autres, aime faire des noeuds dans ses cheveux et se priver de nourriture, juste pour voir si elle peut tenir. Jane fonctionne à l'abus, elle est compulsive et dangereuse. Elle boit trop, fume trop, abuse de ses médicaments et ne connait pas le mot "raisonnable". Jane est suivie par un psychiatre qu'elle n'apprécie pas mais qu'elle considère comme une constante dans sa vie. Jane est persuadée d'être un cas d'école et un stéréotype à la fois...

  • Physique :
    Petite, cadavérique. Brune banshee, sombre comme l'encre, sombre comme son âme. Perdues dans des monceaux de tulles, sa silhouette sans formes alourdies par des rangers qui semblent immenses et trop lourde. Visage creux mais enfantin, amaigri mais beau, yeux trop clairs cernés de fard noir, toujours trop. Joues sans couleur, sans reliefs, sans vie, lèvres constamment gercées. Mains abîmées, brûlées, coupées. Bras filiforme recouverts de fine cicatrices. Jambes trop maigre constamment contusionnée. Cheveux bruns très longs, mal entretenus, vaguement bouclés, très volumineux. Peau diaphane, exsangue. Tâches de stress et point de sang un peu partout sur le corps. Ongles rongés, grâce inexistante. Mélange de transparence et d’omniprésence, Jane est tout le monde et personne à la fois, le genre de gosse qui traîne sa silhouette malingre dans la rue et que vous ne voyez même pas, jusqu'à ce qu'elle tombe sans prévenir et hurle de douleur...

  • Histoire :

Something's getting in the way, something's just about to break,
I'll try to find my place in the Diary of Jane

    _ Jane ! Jane, tu es folle, lâche ça... Mais lâche ça, c'est bouillant, arrête...
Elle ne voulait pas. Elle refusait catégoriquement de lâcher le serpentin rougeâtre et quasiment incandescent du brûleur qui se trouvait devant elle. Oui, elle était folle, il n'avait pas idée. Il avait beau la connaître depuis près de deux ans, avoir insisté pour tenter un semblant de relation et l'aimer comme un fou -comme un con, surtout- il ne la comprenait pas. Non, Isaïah était tout simplement incapable de comprendre ce petit bout de femme qui se tenait là, dans le coin cuisine de son appartement minuscule et qui se faisait délibérément du mal quand rien n'aurait pu le laisser présager. Il avait été réveillé par le bruit d'une casserole allant s'écraser sans ménagement sur le carrelage et s'était levé, se demandant quel exploit de maladresse elle avait encore bien pu mettre en oeuvre. A vrai dire, il s'était attendu à beaucoup de chose, mais à la trouver debout, plantée en sous-vêtements devant les plaques électriques, tenant fermement le métal si chaud qu'il en était rouge et fixant avec une fascination sa peau qui se calcinait. Sur le coup, il avait grogné et puis la notion de douleur et de danger l'avait frappé comme un sceau d'eau glacée : Jane avait encore une fois pété les plombs. Sauf que là, cela semblait grave. D'ordinaire, il pouvait lire sur ses traits poupins mais cadavérique une expression qui flottait quelque part entre la peine physique et le mal psychologique. Là, tout ce qu'il pouvait saisir, c'était de la démence.

Et elle ne lâchait pas, elle se débattait même, sa chair tendre et pâle toujours en contact avec le brûleur alors qu'il maintenait autours de son corps frêle et malingre un étau puissant et dont la force se voulait salvatrice. Peut-être, peut-être seulement, que s'il parvenait à l'étreindre assez fort, alors elle reviendrait à la réalité, réaliserait qu'elle était entrain de se tuer à petit feu et se calmerait. Pour eux, pour lui... Il se détruisait lui aussi, à vouloir la sauver, cet ange déchu, cette gamine brisée, cette porcelaine éclatée... Il la sera un peu plus fort contre son torse et alla planter sa tête dans ses longs cheveux sombres, tentant désespérément de lui faire lâcher prise, afin qu'elle ne garde pas de stigmates trop importants. Quelque chose lui disait que c'était déjà trop tard. Refusant de céder à la panique, il parvint finalement à placer sa bouche près de l'oreille de la jeune femme, laissant l'odeur musquée de ses cheveux presque noirs lui chatouiller les narines alors qu'il murmurait, suppliant :
    _ Je t'en supplie, mon ange, je t'en prie lâche, recule... ça ne te ressemble pas, tu n’es pas comme ça, ce n'est pas toi...
Instinctivement, elle resserra ses doigts osseux autours de la plaque chauffante, s’arrachant cette fois un rictus de douleur, suivit d’un faible gémissement alors que dans un reflexe déjà bien inutile Isaïah posait une main sur sa hanche squelettique pour la tirer en arrière, tenter de l’écarter et, en fin de compte, ne faire qu’augmenter le contact de la peau exsangue avec la chaleur.
    _ Si… je suis comme ça, je suis folle, tu le sais, articula-t-elle péniblement en cherchant à se défaire de son étreinte.
Au fin fond de sa logique et des bribes de bon sens qu’il lui restait, Isaïah savait trois choses. Premièrement, cela faisait longtemps qu’elle aurait dû lâcher cette foutue plaque, la douleur n’était pas supportable. Deuxièmement, il aurait dû se sauver depuis un bon moment, ou du moins penser à éteindre le brûleur. Troisièmement, il aurait beau l’aimer à en perdre la raison et en perdre l’haleine, il ne la sauverait pas. Jamais. C’était la troisième crise de la semaine, et Jeudi venait à peine de se lever. C’était la quinzième attaque où elle mettait clairement sa personne en danger depuis qu’ils étaient ensemble. Il comptait encore, plus par dépit qu’autre chose, une occupation pour ne pas partir en vrille lorsqu’il la trouvait baignant dans une eau rougit par son propre sang, fraîchement coulé de ses veines tailladées, ou bien quand il rentrait chez lui et trouvait sur la table basse la boite d’hypnotiques dont elle avait besoin pour dormir totalement vide. Surveiller Jane était un travail à plein temps car son imagination macabre, les démons, la voix dont elle parlait et qui lui dictait ses actions les plus destructrices ne semblaient souffrir aucun répit. Il s’accrochait, tant bien que mal, mais il n’était pas stupide : il avait beau vouloir lui faire sortir la tête de l’eau nauséabonde et putride de la marre dans laquelle elle baignait depuis son adolescence, il ne faisait qu’y plonger à son tour, se noyant avec elle.

Ce n'était pas la première fois qu'il tentait de la stopper dans un tel élan et ce n'était pas non plus la première fois qu'il devait s'avouer surprit de la force qu'un si petit corps pouvait dégager. A vrai dire, il savait qu'il ne s'en sortirait pas indemne. Jane, quand elle partait en vrille, devenait une telle boule de nerf que même lui avait du mal à ne pas ciller. Elle devait pourtant faire deux têtes de moins que lui, elle était si fine qu'en temps normal, c'était tout juste si elle ne s'envolait pas sous les rafales du vent que l'océan Pacifique envoyait sur la ville, mais là... Il rata une respiration alors qu'elle recommençait à se débattre comme un beau diable, lui collant un violent coup de coude dans les côtes. Soit, elle était bornée, têtue comme une mule. Il jura mentalement, refusant d'admettre cette fois qu'il était aussi tombé pour elle à cause de ça, de ce feu, de cette détermination folle, de cette impulsivité... En réalité, c'était surtout de l'instabilité, un cruel manque de repères, de marques, de bornes. Jane était une épave à la dérive, il ne le savait que trop bien. Et surtout, il savait comment agir à présent. Prenant sur lui, il déclara simplement, se faisant violence pour rester neutre et impassible quand il était à des milles de ressentir un tel calme :
    _ On va faire un deal, Jane. Tu lâches, je te lâche...
Il se doutait bien que cela allait marcher, ou presque. Elle détestait les étaux, qu'on la bloque, qu'on l'entrave. Cela la rendait littéralement malade. Combien de fois avait-elle tournée de l'oeil au milieu d'une foule dense ? Ca, il avait arrêté de compter, trouvant ça plus sûr de simplement prévoir un chemin où la masse urbaine ne serait pas trop présente.

Il avait vu juste car bientôt, il sentit un changement dans l'attitude. Elle avait ouvert sa main et avait décollé ses doigts du brûleur. Décollé était le mot juste, il accusa un violent haut le coeur lorsqu'il vit que la peau pâle et délicate de la jeune femme se détachait littéralement du métal brûlant, comme un vulgaire steak attaché au fond d'une poêle. Et puis l'odeur, l'odeur... C'était immonde, aliénant, il sentait venir l'acide dans sa gorge... Mais il se concentra sur elle, sur ce corps qu'il aimait tant, avec lequel il s'était passionnément battu ne serait-ce que la nuit dernière, sur Jane, sa petite Jane qui plus que jamais allait avoir besoin de lui. Cela ne manqua pas, il la sentit chuter. Totalement. Elle s'écroula comme un poids mort dans ses bras, s’effondrant comme une fragile marionnette dont on aurait subitement coupé les fils. Il la retint, la plaquant contre son torse et calculant du mieux qu'il le pouvait le mouvement... L'explosion allait arriver sous peu, elle allait partir en vrille, il le sentait tellement...

Il pivota, l'éloignant immédiatement des plaques électriques, des fois qu'elle ai envie de recommencer sa petite manoeuvre. Isaïah savait qu'une fois qu'elle s'était mise une idée en tête, elle ne lâchait rien, jamais. Opiniâtreté, débilité ? Là, sur le champs, il n'arrivait pas à se décider. Il la posa par terre, sur le sol froid de la cuisine et la fixa pendant un instant. Elle pleurait à présent, son visage figé dans un masque de douleur qui semblait insurmontable. Il ne comprenait pas pourquoi elle ressentait le besoin si virulent de se faire ainsi du mal, il ne comprenait pas et même si cela l'avait intrigué au début, aujourd'hui ce n'était qu'une source d'angoisse et de malheur... Il avait beau se tenir droit, cela le bouffait et détruisait le semblant de vie de couple qu'il tentait de maintenir... A croire qu'elle avait eut raison, deux ans plus tôt, dans ce bar. Il se souvenait encore l'avoir abordé, complétement ivre... Il n'aurait jamais osé lui parler autrement, de toute façon. Cela avait été une sorte de pari, son meilleur ami l'avait mis au défi de parler à "Miss Gothique". Tous les trois avaient été dans la même classe depuis presque cinq mois, et la rumeur disait qu'elle n'avait adressé la parole à personne... Il s'était avancé vers elle, il l'avait abordé avec l'assurance que procure le mauvais whisky coupé au Coca-cola que l'on serre sur les campus universitaire et il l'avait dragué avec une telle lourdeur qu'il trouvait aujourd'hui étonnant qu'elle ne lui ai pas versé sa bière sur les genoux. Mais seule, assise au comptoir à observer les gens, elle avait daigné le regarder, l'écouter et puis elle lui avait coupé l'herbe sous le pied en lâchant de but en blanc qu'elle n'était pas douée pour les relations et que s'il voulait autre chose qu'une aventure, il frappait à la mauvaise porte. Ivre et surtout déjà éprit de cette fille mystérieuse et intouchable, il avait joué les vieux habitués et s'était prit au jeu du coup d'un soir, la ramenant dans sa chambre universitaire et virant sans vergogne son camarade. Il se foutait bien des représailles, il avait Jane, il avait été persuadé qu'au matin il allait savoir l'arrêter, la retenir dans ses draps. Raté, elle avait filé avant qu'il ne se réveille avec la gueule de bois de sa vie. Il lui avait fallut près de trois semaines pour la retrouver, il n'avait rien lâché... Et il l'avait littéralement supplié de lui donner une chance, de tenter quelque chose. Aussi surprenant que cela puisse être elle avait accepté. Il était resté stupide, sur le coup... Complétement même, il s'était préparé à se faire éconduire et elle lui répondait d'un simple "d'accord", changeant la donne. Il avait sauté sur l'occasion, bien entendu et cette relation avait fait jaser les gens, mais il était heureux et elle semblait plus radieuse quand il était là. Ou bien ce n'était qu'une idée un peu présomptueuse qu'il se faisait. Toujours est-il qu'à force, elle s'était habituée à lui, comme un petit animal s'habitue à la présence de l'homme. Il voulait même croire qu'au fil des mois passés ensemble, elle était devenue un peu dépendante à son calme et à sa stabilité, comme s'il représentait une amarre dans le monde étrange qu'elle fréquentait. Ils s'étaient rencontré en cours de littérature mais avaient suivi des cursus différents... Encore une chose qu'Isaïah ne comprenait pas. Il était en journalisme, il voulait des faits, du concret, il était d'un pragmatisme implacable. Et partageait sa vie avec une étudiante en psilogie totalement déconnectée de la réalité. C'était un joli paradoxe... Mais en fait, cela fonctionnait bien. Il était le tangible, elle était l'onirisme, ils se complétaient, en quelque sorte... Du moins, il voulait le croire. Evidemment, elle avait mis les voiles à plusieurs reprises mais comme elle revenait toujours, souvent brisée et fragile, il se sentait investit d'une mission particulière : la garder entière et intacte, servir de métronome à son coeur et de tuteur à son corps, pour qu'elle reste en vie. Sauf que là, sur le champ, il avait vraiment l'impression d'avoir faillit à son devoir. Alors que dans son crane résonnait la première phrase qu'elle lui avait dit, il saisit vivement son poignet pour regarder l'étendue des dégâts.

___" Ne te fatigue pas, je ne suis pas bonne pour les histoires, je ne fonctionne qu'à l'aventure "

Cette phrase. Bordel qu'il aurait dû l'écouter. Faire demi-tour, ignorer cette fille trop sauvage pour lui et assumer un rateau devant ses potes tous aussi avinés que lui. C'était stupide, cela faisait deux ans et à chaque crise, c'était la même histoire, il fallait qu'il se remette en question. A croire que les bons moments n'étaient pas suffisant pour lui donner envie de rester. En même temps, rien ne pouvait effacer ce genre de spectacle. Il avait beau se sentir mal à ce sujet, il était persuadé d'être normal quand il avouait que cela le rendait fou de voir la fille qu'il imaginait comme la mère de ses futurs gosses se détruire à petit feu. Il lui en voulait, par moment. Oh, ça, oui. C'était même un euphémisme. Un jour, il l'avait insulté, il l'avait traité de barge, de bonne pour l'asile, il ne se souvenait même plus pourquoi mais cela avait été violent, intense... Et douloureux. Elle avait instantannément fondue en larmes, s'écroulant au sol comme elle venait de le faire là... Il s'était sentit stupide, ingrat et puis elle avait parlé, à travers ses larmes. Elle lui avait demandé d'écouter, attentivement, d'écouter son histoire pour comprendre. Il connaissait le tout, mais il ne saisissait pas les nuances. Elle était malade, c'était dans sa tête, un mal de bonne femme, comme aurait dit son père. Bordeline, à la limite... De quoi ? avait-il demandé. Du précipice, de la folie, du suicide, du monde... La réponse était aussi vaste que les multiples facettes de Jane. C'était sans doute ça le plus déroutant : ses facettes, ses visages qu'elle exposait tour à tour aux gens. Tantôt douce et riante, attentive, aimante, tantôt passionnée et fière, indomptable, brûlante et explosive, et tantôt déstructice... Et même dans sa détresse, la jeune femme se faisait multiple : Violente, léthargique, suicidaire, agressive... Il ne savait pas sur quel pied danser, il n'avait même pas envie de danser, juste de la serrer contre lui pour que ce carrousel glauque s'arrête... Vite, avant qu'il n'y perde lui aussi la raison.

Il regarda la peau calcinée, absente par endroit. La chair avait brûlé, aussi. La blessure était mauvaise et pourtant, Jane amplifiait le tout en remuant les doigts pour décollé encore un peu son épiderme déjà détruit. Il n'en revenait pas. Il imaginait cette force, cette volonté, cette détermination mise à bonne escient. Il imaginait quel pouvoir se cachait derrière une si petite silhouette pour qu'elle parvienne à simplement pleurer avec une plaie pareille sur sa peau d'enfant. Jane semblait fragile, elle était loin de l'être. Physiquement, du moins. Mentalement, c'était tout une autre histoire. La déstabiliser sur le plan émotionnel était si simple que ce n'était même pas amusant. Un jour, Isaïah s'était surprit à penser à la demander en mariage... Il avait abandonné l'idée, conscient du traumatisme que cela représenterait pour elle, pour ses nerfs et sa condition.

Claquant sa langue contre son palet, il se redressa et traversa rapidement la petite pièce, se jetant dans la salle de bain et attrapant de la vaseline (*pas de Biafine aux States) et des compresses dans la trousse à pharmacie. Il revint rapidement près d'elle, toujours pensif mais hagard quant à une possible récidive. A nouveau, il se laissa tomber à genoux près d'elle et se sentit soudain petit. Il venait de croiser son regard, cet océan clair et impitoyable où il s'était noyé le jour de son entré à la faculté de Los Angeles. Cette petite canadienne lui avait décoché un regard du haut de son mètre soixante et il était tombé. Tombé dans ses yeux bleus, dans l'intensité et la profondeur de ce regard, dans la cruauté de ses iris... Elle ressemblait aux Venus que les grands maîtres peignaient, douces et magnifiques, mais froide et intouchable. Pourtant beau parleur, il n'avait même pas osé lui adressé un semblant de sourire et était allé se cacher au fond de l'amphithéâtre où ils s'apprêtaient à suivre leur tout premier cours de littérature pseudo autobiographique. Il en avait raté l'intégralité, ignorant totalement le bavardage insignifiant sur l'oeuvre d'Hemingway et la fixant, dans la distance, un peu voyeur, déjà accroché.

Il réalisa avec une certaine gêne qu'il était un peu inutile, avec son tube à moitié vide de vaseline et ses compresses. Il aurait dû l'emmener aux urgences mais il la connaissait, elle allait refusé. Et il savait pourquoi : cela serait reporté à son soignant, à celui qui la suivait. Parce que oui, elle était suivie, elle était classée comme malade, elle prenait des médicaments pour dormir, pour tenir la journée, pour calmer ses crises... Il se redressa une fois de plus et saisit la petite boite d'anxiolytiques qui trônait sur le micro-onde, la tendant à la jeune femme alors qu'il alla lui remplir un verre d'eau. Il fit volte-face et lui donna le récipient, lâchant enfin la question qui lui brûlait les lèvres aussi sûr que la peau de Jane était calcinée.
    _ Pourquoi ?
Elle releva instantanément la tête, fermant avec violence sa main meurtrie et faisant redoubler ses larmes sur ses joues pâles et creusées.
    _ Comme ça... Parce que je ne ressens rien, parce que tu te lasses, sinon...
Isaïah manqua de tressaillir et se retint de la gifler et de jeter le verre contre la porte du frigo. Cette détresse, cet ultime affront, cette arrogance qu'elle mettait en oeuvre quand plus rien n'allait. Il hésita un instant entre les deux solutions qui s'offrait à lui : la laisser en plan ou bien fondre en larmes à son tour, s'écrouler sur le carrelage et poser sa tête sur les cuisses de la jeune femme pour tenter de se calmer, tenter de se rassurer, de ne pas partir en vrille plus qu'elle le faisait. Le pouvait-il encore ? Et dire qu'il n'était même pas dix heures...

Maybe that's what happens,
when a tornado meets a volcano


Il savait cependant ce qu'il allait se passait s'il avait le malheur de se lever et de quitter la pièce pour aller se reprendre ailleurs, seul, dignement. Jane se finirait, il en était conscient. C'était sa plus grande phobie, c'était ce qui la rendait paranoïaque, ce qui lui prouvait, en quelque sorte, qu'elle l'aimait ne serait-ce qu'un peu. Jane était terrorisée par l'abandon, il connaissait chaque détail de cette peur et il n'en était pas fière. Il avait obtenu ses informations d'une manière atroce, il avait lu ses écrits, son journal en somme. Il avait violé son jardin secret un soir où elle s'était ouvert les poignets et où il n'avait pas eut d'autre choix que de la conduire aux urgences pour qu'elle soit correctement soignée. Il s'était retrouvé seul dans cet appartement soudain immense et froid, il avait fouillé la pièce à la recherche de quelque chose pouvant le rassurer, un pull à lui qu'elle aurait porté et où son odeur aurait stagné et puis, sous un tas de linge, perdu sous un de ses éternels t-shirt à manches longues, il avait trouvé le petit carnet en cuir qui recélait tous les secrets de la jeune femme. Il l'avait lu avait gêne, d'abord, avec pudeur... et puis avec avidité, comme on dévore un bon roman, glauque mais prenant. Il avait comprit d'où elle venait, ce qu'elle avait vu... Comment son frère avait quitté la maison et ne l'avait jamais recontacté malgré ses multiples tentatives pour renouer, comment elle haïssait sa mère plus que tout et comment son père, malgré sa violence et ses colères restaient un héros à ses yeux. Il avait même découvert pourquoi elle n'avait aucune estime personnelle, pourquoi elle manquait de confiance, d'affection, de repère, il savait tout... Il avait lu cette adolescence atroce, ce refuge qu'elle avait trouvé dans le paranormal, les abandons à répétition -expliquant la phobie actuelle- , les crises chez elle, quasi-quotidienne. Et puis la spasmophilie, l'agoraphobie, ce dégout de la foule, du monde... Et il avait enfin trouvé les pages le concernant. Ce qu'elle pouvait écrire à son sujet. Elle en avait noircit, du papier, à disserter, à disséquer Isaïah. Il s'était senti nu devant les mots de la jeune femme. Elle le cernait parfaitement, comme si elle l'avait crée de toute pièce, comme s'il n'était qu'un personnage sorti tout droit de son imagination tordue. Elle l'aimait, elle le répetait. Il la tenait debout, mais elle avait eut peur de s'attacher autant, elle refusait de dépendre de qui que ce fut... Elle ne voulait pas être à nouveau brisé.

Et lui, ce soir là, assis sur leur lit, une main devant la bouche et les larmes aux yeux, il s'était sentit minuscule et s'était juré de ne jamais lui faire de mal, de la rendre heureuse, de la sauver, de la chérir. De lui faire oublier ce monde atroce qui l'avait déçut, de faire en sorte qu'elle ne pense plus à son passé aussi froid que son Canada natale. Il s'était promit de tout faire pour la rendre saine et souriante, pour qu'elle puisse vivre sans un poids sur ses épaules frêles. Plus que tout, il s'était juré de ne jamais être violent ou impulsif, elle avait vu trop de tout ça dans son enfance, il ne voulait pas qu'elle le pense comme ça... Pourquoi pensait-il à la quitter, à présent. A la foutre dehors, plutôt. C'était son appartement. Jane était sans le sous, elle subsitait tant bien que mal, vivotant entre une bourse obtenue dieu-sait-trop-comment compte tenu de la rareté des cursus comme celui qu'elle suivait et donnant par moment des cours à des collégiens. Elle était aussi pigiste à ses heures perdues, rédigeant, gâchant sa plume chez les chiens écrasés et autres faits divers. Et puis il y avait ses études. Il arrivait à Isaïah de penser qu'elle aimait plus ses précieux bouquin, sa thèse et son projet de rentrer au Pendulum Institute plus qu'elle n'était attachée à lui... Alors en cas de rupture, tout cela tomberait à l'eau. Elle finirait Junkie, prostituée, elle créverait rapidement, il le savait. Et ça il ne pouvait pas l'admettre. Même si ça le bouffait, même si elle se tuait à petit feu ici, il préférait la garder jalousement pour lui, il l'aimait trop pour la mettre à la porte... En théorie, du moins.

Il se laissa tomber en arrière, saisissant à nouveau la main de la jeune femme alors qu'il s'asseyait à même le sol, dépliant méthodiquement ses doigts et cherchant à voir s'il pouvait faire quoi que ce soit pour améliorer un peu la blessure. Il n'était pas médecin, pour l'amour de dieu, il était journaliste... Du moins il le serait un jour, si tout se passait bien.
    _ Je suis fatigué, Jane... Je n'en peux plus, j'ai besoin de savoir que, lorsque je rentre, tu ne vas pas t'être arracher un oeil juste pour me divertir
Le dernier mot était sortit avec une certaine once de sarcasme. Il savait qu'elle mentait, qu'il y avait autre chose, il voulait savoir quoi mais n'osait pas demander. De toute façon, ça allait bien finir par sortir...
    _ Jillian a appelé, elle voulait savoir si tu étais libre pour un café, elle mourait d'envie de te revoir.
A nouveau il manqua de tressaillir, jurant mentalement qu'il aurait préféré se tromper, ne pas voir venir le scandale. Jillian... Idiote. La jeune femme était l'opposée totale de Jane, grande, blonde, bien en chair.. et totalement stupide. Saine et stable, mais tellement stupide... Elle travaillait comme bibliothécaire à l'université et c'était sans doute parce que la seule chose qu'elle connaissait par coeur, en dehors des chansons qui passaient à la radio, c'était son alphabet. Elle n'était pas méchante, absolument pas, mais elle était un peu collante. Certes, elle faisait bien son boulot et elle avait beaucoup aidé Isaïah quand il avait eut besoin d’accéder aux archives du district, mais ça s'arrêtait là. Pour lui, du moins. Jillian faisait partie de ses gens qui pensaient dur comme fer de Jane et lui n'étaient ni sérieux ni exclusif. Un plan cul, pour faire simple. Ce n'était pas le cas, il était fidèle à la jeune femme et elle était trop frigide avec les inconnus pour qu'il se fasse du soucis. Son cas s'était empirer, elle n'acceptait même plus de simple contact avec la foule, il n'avait rien à craindre. Seulement, la grande blonde débarquait dans le tableau avec ses formes voluptueuses et se jetait littéralement sur lui... Il avait beau aimé comme un fou, comme un con la petite brune, arrivait un moment où l'homme prenait le dessus sur l'amoureux transit. Jusqu'alors il l'avait repoussé mais un jour, Jane avait eut le malheur de passer par le département d'histoire quand il y faisait des recherches et de voir celle qu'elle appelait la "pintade" entrain de glousser et de s'extasier devant un article franchement banal.

La paranoïa avait fait le reste et depuis, elle lui en voulait, elle se pensait trompée. A vrai dire, ils ne se parlaient plus que pour s'aboyer dessus et cela se terminait en général assez violemment. Agréablement mais violemment, preuve d'un amour titanesque mais absolument chaotique.
    _ Et tu ferais quoi si je te balançai que j'ai couché avec elle ?
Il regretta aussitôt ses mots mais c'était trop tard. Il fallait sans doute que cela sorte, il était fatigué de cette jalousie injustifiée, de cet amour qui devenait étouffant. Il était immature, il le savait mais il s'en foutait, cela le castrait littéralement. Il pouvait lui répéter des milliards de fois qu'il l'aimait, qu'il lui apporterait la lune sur un plateau si seulement elle le demandait, c'était toujours la même histoire. Les preuves, les déclarations n'étaient rien face aux troubles de Jane, face à son manque de confiance, face aux dégâts que les précédentes personnes dans sa vie avaient fait.
    _ Je te déteste, elle se redressa et tenta de se débattre pour qu'il la lâche. Lâche moi ! Sa voix s'éleva dans les aigus, mauvais signe.
Il la laissa filer et la regarda aller se poster près de la fenêtre. Elle glissa contre le mur, s'y recroquevillant et tenant contre elle sa main meurtrie. Il était penaud, elle semblait si petite et si fragile qu'il en avait mal au coeur, qu'il se dégoûtait. Il en aurait vomit... Mais ce n'était pas le moment. Trop mal pour l'affronter, il se redressa à son tour et passa rapidement un jean puis un t-shirt. Il saisit ses clés et son porte-feuille, prenant le risque de la retrouver bien amoché quand il rentrerait mais il avait besoin d'air, cruellement.

Il passa la porte sans explication, la claquant derrière lui et s'engouffrant dans la rue. Il pensa à toutes les galères qu'ils avaient traversé, à son hésitation lorsqu'il lui avait demandé de venir s'installer, à cet intérêt soudain qu'il avait su développer pour le paranormal. Lui qui s'y croyait réfractaire, expliqué par Jane, cela prenait tout son sens... Ou presque, il avait encore un peu de mal à croire une branche trop farfelues, études des formes de vies potentielles et étranges qui gravitaient autours d'eux. Elle, y croyait dur comme fer. Ça et les vampires, il n'avait pas accroché... Quoi, après tout, il ne vivait pas dans Zombie Land ou dans Scary Movie 3, n'est-ce-pas ? Il tournait tout ça à la rigolade et ça agaçait la jeune femme qui rétorquait qu'elle ne critiquait pas ses enquêtes débiles sur la propreté des tasses à café dans les restaurants de la ville... Rose avec des épines, tu t'approches elle pique... Il eut soudain envie de courir et n'attendit pas que cela le prenne deux fois. Il s'élança jusqu'à en avoir mal à la gorge, aux poumons. Foutue gueule de bois... Il courut jusqu'à ce que ses jambes refusent de le porter puis décida de faire demi-tour, blasé et malheureux, misérable et anxieux. Dans quel état allait-il la trouver ? Il redoutait d'avoir fait une grossière erreur en quittant les lieux mais il n'aurait pas tenu autrement.

Remontant les marches quatre à quatre, il planta sans attendre la clé dans la serrure et donna un coup d'épaule dans la porte vermoulue pour qu'elle s'ouvre. Silence, calme... Trop calme, il n'aimait pas ça.
    _ Jane ?
Pas de réponse. Il vérifia la salle de bain, la cuisine, rien... Elle avait disparu. Croisant les doigts et sentant une boule dans sa poitrine il s'approcha de la fenêtre ouverte et jeta un coup d'oeil. Six étage, assez pour se faire bien mal... Mais non, rien, personne. Elle n'était pas là, elle n'avait pas sauté. Il retourna dans la chambre et fut surprit par le sentiment de vide, de manque... Il manquait cinquante pour cent des affaires dans la pièce et sur le lit, une feuille trônait. Elle avait disparu, elle était sortie de sa vie... Il attrapa le papier, tremblant presque tant ça lui faisait mal de le lire et manqua de hurler en voyant ce dernier pied-de-nez : Game Over.



`Je me nomme Jane. Je me nomme Jane Amy Sage Woodall-McMullan et on me surnomme Jane Sabotage. Il parait que je suis dérangée. Je suis surtout bousillée. Il faut dire, vingt-deux ans d'une vie comme la mienne, cela ne fait de bien à personne... Au contraire. Je vous met au défi de vous en sortir aussi bien que moi. A croire que le sort s'acharne. A croire surtout que je ne sais pas être heureuse. Aujourd'hui, je suis seule et ça me bouffe. Il n'y a personne qui ne peut supporter mon fardeau. Même le plus éprit des hommes n'en est pas capable. Même Isaïah ne pouvait pas. Alors je l'ai quitté. Je le tuais, aussi sûr que je suis entrain de me tirer une balle dans le pied. Ma main me fait un mal de chien, les gens me regardent comme une folle, avec ses affaires, mon maquillage qui coule à cause de mes larmes. Ils pensent que je suis une junkie anorexique et sans abris. Ils n'ont pas tort. Je n'ai pas d'appétit, je me shoote aux pilules, calmants, somnifères, hypnotiques, antalgiques, anxiolytiques... Testez donc mon sang pour voir. Et puis je n'ai nulle part où aller. Foyer des étudiants, sans doute. Avec ma bourse, je peux toujours essayer... Pas si j'arrive ainsi défaite. Je peux aussi aller sonner chez Jake, le meilleur ami d'Isaïah, mais c'est le meilleur moyen pour qu'il se foute en l'air alors non. Je suis seule, je n'ai personne. Pas de famille, pas d'avenir... Gamine des rues depuis mes seize ans, pourquoi changer ça ?

J'ai depuis longtemps perdu espoir, je me sais condamnée. Par quoi ? Par moi même, pardi. Je suis foutue, ruinée jusqu'à la moelle, merci à ceux qui se sont attelés avec acharnement à me détruire. Enfance, adolescence, vie d'adulte, toujours le même histoire : attachement, prise de conscience, abandon. Seul Isaïah avait le potentiel de me rendre heureuse et une sale conne est venue tout ruiner en lui montrant qu'il serait surement mieux ailleurs. Je la hais. Un jour, je tuerai Jillian. Un jour, j'aurais un boulot permettant d'être indépendante, aussi. Un jour, j'irais bien, j'irais mieux... Mais non, parce que je me complet dans ma noirceur, j'aime mes mots, ma folie. J'aime cette différence qui me rend productive, cette force qui me pousse à me faire du mal. C'est comme si en mon fort intérieure, une autre existait... Une autre, plus puissante, plus intéressante. Ma petite voix, ma rengaine, mon onirisme horrifique...


Attirée par la lumière, elle court sans aucun repère...
Impatiente elle défit la chance !


Aujourd'hui, et ce depuis un mois, Jane vit dans le petit appartement qui surplombe la maison d'un de ses professeurs et conférencier, le docteur Abraham Baxter. Elle n'a jamais eut d'autre contact avec Isaïah ou son ancien cercle, elle ne sort plus et vit recluse, s'enfermant peu à peu dans ses maux et ses démons. Elle a obtenu par le biais du professeur Baxter un entretient au Pendulum Institute, le plus grand centre de recherches paranormales de la côte ouest et y travaille en tant qu'interne, secondant Miss Charmayne Doucet dans son étude du champ magnétique de la ville. Bien que cela ne soit pas son domaine de prédilection, s'intéressant d'avantage aux phénomènes directs et frappant tels que les expériences extra-corporelle et les cas de télékinésies, elle doit reconnaître que ses recherches sur les influences nouvelles dans Los Angeles la fascine...



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Dernière édition par Jane McMullan le Mer 17 Nov - 12:55, édité 6 fois
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Jane McMullan

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MessageSujet: Re: Jane McMullan • Only when I stop to think about it   Ven 17 Sep - 0:37

#o1 : désolée pour le double post.
#o2 : fiche terminée, je crois... Histoire très longue, description physique type télégramme un peu nulle mais bon... j'avais l'impression de reprendre en long en large et en travers ce que je venais d'écrire dans l'autre partie >.<
#o3 : Troisième chanson >> Alice par Mary As A Gun, groupe de ma ville, Aix en Provence ♥️ Un peu trop joyeuse peut-être mais les paroles collent à Jane...
#o4 : Trop de nombre tue le nombre, je rend le clavier Smile * mais reste ouverte à toutes les remarques concernant les sans doutes nombreux problèmes que comporte cette fiche, à commencer par l'orthographe et les répétitions...*
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Dunlaïr
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MessageSujet: Re: Jane McMullan • Only when I stop to think about it   Ven 17 Sep - 1:01

Jane. Retire ton point #4 et la moitié du #2 ou je m'énerve sévère.
J'ai été transporté, secoué, ébranlé, et là tout ce que je peux dire, c'est bravo.
J'ai vraiment hâte de voir ce personnage évoluer, en bien ou en mal.

Je ne m'y connais pas trop en psychologie sur cette maladie Bordeline ou État-limite. Notre princesse Nawel en dira plus. Mais le personnage, de mon point de vue modeste de psy, me déracine le cœur de la cage thoracique.

Bienvenue, j'allais l'oublier.

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Jane McMullan

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MessageSujet: Re: Jane McMullan • Only when I stop to think about it   Ven 17 Sep - 7:50

    Merci *_*
    Elle évoluera sans doute en mal, j'ai déjà quelques idées de topics un peu glauque (:

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Claudius

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MessageSujet: Re: Jane McMullan • Only when I stop to think about it   Ven 17 Sep - 11:57

Bienvenue !

J'aime beaucoup ta fiche aussi, j'ai eu l'impression de lire une vraie nouvelle sombre et grise, chapeau ! =)
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Jewel A. O'Siodhachain

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MessageSujet: Re: Jane McMullan • Only when I stop to think about it   Ven 17 Sep - 15:54

Enhlala !

Mazette Jane, Sio, peu importe les pseudos que tu portes : j'adore.
C'est puissant... très.

Je ne te dis pas bienvenue, hein. Enfin si tiens : bienvenue !
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Nawel Ialenkaï

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MessageSujet: Re: Jane McMullan • Only when I stop to think about it   Ven 17 Sep - 17:40

Mon dieu ! cette histoire me, comment dire, me touche énormément, limite les larmes aux yeux, suis je ridicule peut être !

Mais cette histoire m'a atteint droit au cœur, je la trouve si glauque, si touchante, si déroutante, et malheureusement si vraie ! La pathologie que tu traites est très bien décrite et immensément réaliste. Tu as su ne pas trop en faire, tu as su respecter l'humain et sa maladie (pour vous cette phrase vous semble bizarre, mais face à la psychiatrie beaucoup de personnes ne savent pas faire la part de l'homme et de la folie).

bref, j'ai adoré, j'ai été réellement touché, merci de ce moment, de ce moment si pragmatique. Ce respect que tu as, cette vision que tu as, est si juste, et je suis soulagé que des personnes puissent comprendre, décrire, sans l'excès, sans le jugement.

J'arrête, j'arrête, vous allez pensé que je part loin trop loin peut être ... (mais je travail avec ces personnes donc ça me touche voila !)

Ps : si j'attends encore que tu es nulle, ou pas satisfaite, je te fouette, car ce que tu écris est merveilleux.
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Caleb Fergesson

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MessageSujet: Re: Jane McMullan • Only when I stop to think about it   Ven 17 Sep - 17:51

Re-Bienvenue,

Fiche que j'aime beaucoup !
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MessageSujet: Re: Jane McMullan • Only when I stop to think about it   

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Jane McMullan • Only when I stop to think about it

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